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Disney+ : le nombre délirant d'abonnés dans le monde dépasse largement les attentes

toutfilmApril 10, 2020

Disney+ concurrence sévèrement Netflix lors de son lancement et compte autant d’abonnés en cinq mois que la plateforme au N rouge en 7 ans.

C’est LE phénomène de ce confinement : la plateforme de tonton Mickey a fait son entrée en scène en Europe et a surfé sur la vague du confinement, à moins que ce ne soit sur son propre génie. Disponible depuis le 12 novembre aux Etats-Unis, Disney+ est disponible en France depuis le 7 avril, après avoir décalé sa sortie prévue à l’origine pour le 24 mars. Après seulement cinq mois s’existence, la plateforme s’est imposée dans le paysage du SVoD et a des airs de vétérans, vieux général qui sait manier la baïonnette divertissement et qui connaît la psychologie des binge-watcheurs.

Walt Disney Company a annoncé ses chiffres et parle de 50 millions d’abonnés dans le monde, alors que la firme américaine tablait sur 60 à 90 millions pour fin 2024. Pour faire simple, la plateforme a atteint en moins d’un semestre l’objectif qu’elle s’était fixée en cinq ans. Plusieurs facteurs expliquent sûrement l’engouement du public, à commencer par son prix, extrêmement attractif, de 6,99$ par mois, et son forfait annuel de 69,99$ L’autre est évidemment son catalogue, avec des productions Disney, Pixar, Marvel, Lucasfilm, Fox, tellement riche qu’il attire toute la famille.

 

Photo Ivan MassaguéNetflix voit rouge

 

C’est d’ailleurs ce qu’a martelé la firme dans ses campagnes de pubs sans pitié, une ligne directrice familiale qui permettra aux foyers de se retrouver autour de l’écran. Pour ceux qui ne seraient pas convaincus par les rediffusions et préfèrent le grand écran, Disney+ les invitent quand même à rejoindre la communauté pour découvrir des programmes originaux, à commencer par Artemis Fowl qui sortira finalement directement en SVoD dans le contexte de coronavirus, certainement suivi par une floppée d’autres productions (Les Nouveaux mutants ?). De nombreux reboots, remakes, revivals sont aussi dans les tuyaux de Disney+, qui investit de façon hyper-active dans des programmes, sur le modèle de Netflix.

Le géant N est-il en danger ? Son concurrent aux grandes oreilles a atteint en cinq mois le nombre d’abonnés qu’il a mis sept ans à acquérir. Un chiffre impressionnant mais à relativiser tant les habitudes de consommations ont changé depuis 2007 et les débuts de Netflix dans le streaming. De manière assez logique, c’est d’ailleurs quand Netflix s’est déployé à l’international que le nombre d’abonnés a explosé et atteint 54,4 millions en 2014 (soit lors de son expansion en Europe), le chiffre qu’atteint d’ores et déjà Disney+.

Aujourd’hui, Netflix reste évidemment en tête avec ses 167 millions d’abonnés et sa force de frappe internationale que ne possède pas (encore) Disney+. Netflix est présent dans 190 pays, alors que tonton Mickey n’a pour l’instant colonisé qu’une quinzaine de territoires (Amérique du Nord, Europe, Inde depuis une semaine). Alors que la plateforme rouge et noire a institutionnalisé le streaming par abonnements dans le monde, Disney+ s’est glissé dans la vague et a suivi la tendance, récoltant les avantages semés par son concurrent. C’est le jeu, et il faut concéder que Mickey se débrouille mieux que les autres services ; Quibi, par exemple, a bien moins séduit pour son démarrage.

 

photo, Henry Cavill, The Witcher Saison 1Et broie du noir

 

Faut-il s’attendre à une guerre des gangs entre les deux mastodontes, comprenez des campagnes de publicités agressives pour nos yeux et des promotions adorables pour nos porte-monnaie ? La réponse n’est pas évidente parce que les publics ciblés sont différents. L’un est familial et axé sur un jeune public alors que son adversaire a un catalogue plus adulte (Paradise Police) et violent (La Plateforme), même s’il comporte des programmes pour adolescents (L’écuyer du roi). Les deux offres pourraient être complémentaires étant donné qu’elles ne marchent pas forcément sur les mêmes plates-bandes.

Enfin, il faut garder en tête que Disney+ est arrivé dans un contexte propice au SvOD. Avec la quarantaine, la tentation de s’abonner est plus grande, les spectateurs testent le catalogue et profitent de la période d’essai (7 jours gratuits), mais il est impossible de savoir si le déconfinement permettra de transformer les curieux en fidèles. Quoi qu’il en soit, c’est un départ fulgurant et de bon augure.

Vous hésitez à franchir le pas ? Venez consulter notre sélection des meilleurs oeuvres sur Disney+.

 

AfficheDisney+, un indestructible aux couleurs de Netflix

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